Archive pour la Catégorie 'poemes'

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Réveil de vacances.

Je me disais aussi: il est sept heures du matin.

Ce sera un jour à courir dans le thym,

prés du merisier rose et prés de la cigale.

Tout un jour, à goûter la feuille et le pétale;

à poursuivre la joie autour des rosiers ronds;

à danser dans l’azur avec les moucherons.

(Anna de Noaïlle)

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Ce bon vieux pont sous trois arches,

en a déjà vu de l’eau

passer verte avec du galop

ou du rampement de sa marche.

 

Il connait le pas ,la démarche

de l’errant qui porte un ballot,

du petit berger tout palot,

et du mendiant patriarche.

 

Au creux de ce profond pays

entre les grands bois recueillis

où l’ombre humide a son royaume.

 

Le jour a peine est-il réel!

Le soir  sous l’oeil rouge du ciel!

il devient tout à fait fantôme.

    (Maurice Rollinat.)

Oh! comme ces beaux lieux interessent ma vue,

je soupire il est vrai mais je me trouve heureux.

C’est un ravissement une extase inconnue,

qui me fait oublier les soirs malheureux.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitOu vas tu m’égarer douce mélodie?irai-je sur les mots, dans les champs,dans les bois?

suivrai-je les détours d’une rive fleurie?

prés; collines; ruisseaux; tout invite mon choix!

   ( Nicolas-Germain Leonard.)

poème de François Coppée.

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Un rêve de bonheur qui souvent m’accompagne,

  c’est d’avoir un logis donnant sur la campagne,

  prés des toits tout au bout du faubourg prolongé,

  ou je vivrais ainsi qu’un ouvrier rangé.

C’est là me semble-t’il qu’on ferait un bon livre.

En hiver l’horizons des coteaux blancs de givre;

  en été le grand ciel et l’air qui sent le bois;

  et les rares amis qui viendraient quelquefois,

  pour me voir de trés loin,pourraient me reconnaître,

  jouant du flageolet assis à ma fenêtre.

           

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O! que j’aime la solitude!

que ces lieux sacrés de la nuit,

eloignés du monde et du bruit,

plaisent à mon inquiétude!

Mon Dieu que mes yeux sont contents

de voir ces bois qui se trouvèrent

à la nativité du temps,

et que tous les siècle révèrent,

être aussi beaux et verts

qu’au premier jours de l’univers.

  (marc-antoine girard de saint-amant)

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sourire seulement des lèvres

cela n’est pas sourire,

il faut aussi sourire avec les yeux.

 

sourire seulement avec les yeux,

ce n’est pas non plus un sourire,

il faut aussi sourire du coeur.

 

sourire seulement du coeur,

cela n’est pas assez sourire;

il faut aussi sourire des lèvres.

               Jacques Prevost.

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Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les chantiers, picoté par les blés fouler l’herbe menue:

Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds; je laisserai tout baîgner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je penserai à rien:

Mais l’amour infini me montera dans l’âme,et j’irai loin, bien loin; comme un bohémien par la nature; heureux comme une femme.

(Arthur Rimbaud)

poésié…….poésie…….quand tu nous tiens!………

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un pti Prévert pour commencer cette matinée.

Il a mis le cafe dans la tasse,

il a mis le lait dans la tasse de café,

il a mis le sucre dans le café au lait,

avec la petite cuillère il a tourné,

il a bu le café au lait,

il a reposé la tasse sans me parler,

il a allumé une cigarette,

il a fait des ronds avec la fumée,

il a mis les cendres dans le cendrier,

sans me parler sans me regarder,

il s’est levé,

il a mis son chapeau sur la tête,

il a mis son manteau de pluie,

parce qu’il pleuvait,

et il est parti sous la pluie ,

sans une parole sans me regarder,

et moi j’ai pris

ma tête dans ma main,

et j’ai pleuré.

(Jacque Prevert 1945)

solitude

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Il est un rivage solitaire

un endroit ou nul ne va

là ou pour la première fois

j’entends mon coeur se taire.

 

Aucun bruit, le silence

je n’ai nulle compagnie

je n’entends pas la mer qui gémit;

loin de la violence.

 

Telle une soudaine exilée,

je savoure en ce moment

simplicité à cet instant;

j’apprends alors la paix.

 

 

Au contact de la nature

celle de l’être se révèle

son esprit se renouvelle

et le ciel se dénature.

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